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Inauguration : Exposition "Le Loc'h fluvial et maritime" - Patrick Lecouffe

Le Loc’h – Fluvial et maritime

Pour voir les photos en mode « Galerie », rendez-vous sur le portfolio correspondant

L’exposition « Le Loc’h – Fluvial et maritime » est organisée par la mairie de Pluneret et se tient dans l’anse du Govillo (Cimetière de bateaux, sur le sentier côtier reliant le vieux pont du Bono à la chapelle Sainte-Avoye).

J’y présente 12 photos en grand format, qui seront affichées du 1er août au 1er décembre 2017. (Photos © P. Lecouffe, textes P. Gallène)

Lors de l’inauguration, plusieurs personnes ont regretté l’absence de localisation des photos, je rédige cet article pour y remédier.

La numérotation des photos se fait dans le sens Chapelle Sainte-Avoye – Vieux pont du Bono.

Photo n° 1

Photo n° 1

La rivière le Loc’h prend sa source sur le plateau des landes de Lanvaux sur la commune de Plaudren à une altitude de 137 mètres. Loc’h, mot d’origine celtique est très présent dans la toponymie en Bretagne et dans les pays celtes, il désigne un bras de mer, un estuaire ou un étang côtier.

Cette photo a été prise fin octobre 2015 à l’emplacement marqué « 1 » sur le plan ci-après ↓. On y voit les restes de ce qui devait être un petit pont permettant d’accéder à une ferme.

Emplacement des photos 1 et 2

Photo n° 2

Photo n°2

Ses habitants les plus emblématiques sont la truite et le brochet qui attend, posté dans la végétation ou sous de vieilles souches. Elle est le royaume de la loutre (en breton Ki-dour – chien d’eau), un animal très discret qui ne laisse aux naturalistes que ses épreintes (excréments) déposées sur des pierres comme seul indice de présence.

Cette photo a été prise fin juin 2015 à l’emplacement marqué « 2 » sur le plan ci-dessus ↑. C’est le premier ouvrage permettant à une route de franchir le Loc’h. En amont, il s’agissait toujours de simples buses de béton.

Photo n° 3

Ses habitants les plus emblématiques sont la truite et le brochet qui attend, posté dans la végétation ou sous de vieilles souches. Elle est le royaume de la loutre (en breton Ki-dour – chien d’eau), un animal très discret qui ne laisse aux naturalistes que ses épreintes (excréments) déposées sur des pierres comme seul indice de présence.

Cette photo a été prise fin juillet 2016 à l’emplacement marqué « 3 » sur le plan ci-dessous ↓. Après un passage particulièrement difficile, de ronces, orties et branchages, j’arrive sur cet endroit particulièrement agréable à l’œil, juste en amont de l’étang de la Forêt.

Emplacement de la photo n° 3

Photo n° 4

Photo n° 4

La voici plus large mais gardant son caractère paisible et son aspect sauvage, sous couvert des arbres de haut jet. Aux beaux jours, l’osmonde royale déploie gracieusement ses frondes au-dessus des eaux et la renoncule aquatique pare la rivière de mille fleurs blanches délicatement posées sur l’eau.

Cette photo a été prise fin juin 2017 à l’emplacement marqué « 4 » sur le plan ci-dessous ↓. En aval du moulin de Treuroux et en amont de la retenue du barrage de Tréauray.

Position des photos de 4 à 8

Photo n° 5

Photo n° 5

Sur son chemin, elle a été maintes fois apprivoisée, plusieurs moulins – comme celui de Treuroux en Brec’h – ont utilisé sa force tranquille, la faisant ainsi participer à l’élaboration du pain. À quelques kilomètres en aval, là voici toute en retenue afin d’alimenter la population en eau potable.

Cette photo a été prise début septembre 2016 à l’emplacement marqué « 5 » sur le plan ci-dessus ↑. Il s’agit du moulin de Treuroux.

Photo n° 6

Aux beaux jours, l’eau y est claire et son niveau est bas. Dans son lit, le courant orchestre et distribue les places : pierres et galets dominent l’espace tandis que les sables et la vase sont relégués proches des berges.

Cette photo a été prise début septembre 2016 à l’emplacement marqué « 6 » sur le plan ci-dessus ↑.

Photo n° 7

Photo n° 7

Par le « chemin des Demoiselles Bleues », elle dévoile tous ses charmes et met en éveil les cinq sens de celui qui prend le temps. Ce chemin tient son nom des Agrions ou Demoiselles, insectes volants aux couleurs chatoyantes, cousines des libellules qui au printemps et en été virevoltent le long des rivières.

Cette photo a été prise mi juin 2017 à l’emplacement marqué « 7 » sur le plan ci-dessus ↑.

Photo n° 8

Photo n° 8

Parler d’une rivière, c’est entrer dans un monde de poésie avec ses mouilles, ses embâcles, ses méandres… c’est succomber à son charme, comme hypnotisé par le mouvement perpétuel de l’eau ; à tel point qu’il nous prend l’envie de plonger dans ses bras. Mais c’est aussi faire preuve d’humilité quand ses eaux grondent et qu’elle reprend son espace de liberté.

Cette photo a été prise mi juin 2017 à l’emplacement marqué « 8 » sur le plan ci-dessus ↑.

Photo n° 9

À Tréauray, ses eaux se mêlent à la mer. Le paysage est ici formé de prairies maritimes et de roselières. Çà et là, de grands carrelets à l’aspect fantomatique bordent cette limite naturelle entre les communes de Pluneret et de Brec’h. Appelés localement « installations », ils témoignent d’une pratique de pêche utilisée notamment par les cheminots afin de compléter leur alimentation en poissons tels le bar, le mulet ou la plie.

Cette photo a été prise mi-mars 2014 à l’emplacement marqué « 9 » sur le plan ci-dessous ↓.

Emplacement photo 9

Photo n° 10

Photo n° 10

L’estuaire du Loc’h se nomme Rivière d’Auray. Ailleurs, des termes plus appropriés comme Ria ou Aber désignent ces langues de mer qui pénètrent profondément dans les terres. Il faut imaginer ici, il y a environ quatre mille ans, la rivière du Loc’h régnant majestueusement tel un fleuve. Elle sera surprise par la montée des eaux à la fin du Néolithique et cédera cette vallée à la mer qui formera ce qui est aujourd’hui le Golfe du Morbihan.

Cette photo a été prise mi juin 2017 à l’emplacement marqué « 10 » sur le plan ci-dessous ↓.

Emplacement photos 10, 11, 12

Photo n° 11

Ici deux mondes se côtoient : La vasière où coquillages & crustacés jouent au chat et à la souris avec les oiseaux limicoles au rythme des marées, et le shorre ou pré-salé, peuplé de plantes courageuses dites halophiles (qui aime le sel) telles la salicorne et l’obione. Ça et là, des vestiges de clôtures témoignent d’une occupation des lieux par la rustique vache Pie noire.

Cette photo a été prise fin juin 2017 à l’emplacement marqué « 11 » sur le plan ci-dessus ↑.

Photo n° 12

La commune de Pluneret a été façonnée par l’eau, elle forme une pointe baignée à l’est par l’estuaire du Sal (ici), et à l’ouest par l’estuaire du Loc ‘h. Est-ce pour cela que dans la tradition populaire, Pluneret signifierait « le peuple de l’eau » – naviguant ici sur des drakkars… ?

Cette photo a été prise mi juin 2017 à l’emplacement marqué « 12 » sur le plan ci-dessus ↑.