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Traitement photo : Par où commencer ? Dans quel ordre ?

Cet article concerne le traitement photo, au sens développement, mais pas la retouche photo au sens « mise en valeur d’un visage » ou « modification importante du sujet ».

Dans quel ordre doit-on faire les opérations basiques de traitement photo  ?

Traitement photoMichèle me demande de lui faire une liste logique de toutes les opérations de base à faire en traitement  photo. C’est d’ailleurs ce qu’on nomme souvent « Workflow »

Alors je dirais (je fais comme pour moi !)


Une liste des opérations à faire pour le traitement photo basique

 

Traitement photo : 1 – Transférer

Certaines personnes font leur transfert par le module d’importation de Lightroom, à chacun sa méthode, je préfère un transfert par les dossiers, je trouve cela moins risqué, je vois mieux ce que je fais. Je place mes nouvelles photos dans un dossier spécifique de mon disque dur, puis je demande à Lightroom de synchroniser son catalogue.

Pour la façon de faire en détail, je vous renvoie à l’excellent livre de Nicolas Croce : Apprendre Lightroom.

Par le cordon direct ou par insertion de la carte mémoire, on transfère les photos sur notre disque dur. Pour cela, on choisit un endroit réservé aux photos, dans des dossiers classés selon la chronologie. Du genre « Mes images/Photos/2017/2017-02 ». Inutile de les classer par thèmes, c’est même assez contre-productif.
Cependant, si vous avez – comme tout le monde – vos petites habitudes de classement, surtout n’en changez pas, ce n’est pas le sujet du jour.
Sachez que si vous utilisez Lightroom (ou d’autres catalogueurs d’images), vous pourrez refaire votre structure de classement en quelques clics quand vous en aurez envie.

Je prévois d’ailleurs un article sur le classement dans les semaines à venir.

À ce stade, surtout ne supprimez pas les photos de votre carte mémoire.

Si vous utilisez l’importation Lightroom, il arrive qu’on soit bien content de retrouver une photo dans la carte mémoire parce que son transfert s’est mal passé. On voit le fichier, mais l’image est corrompue, cela m’arrive parfois.

Traitement photo : 2 – Renommer

Une fois les images transférées, je les renomme. Pour cela je n’indique pas le sujet  – « Les premiers pas de Kevin.jpg » – mais la seule information neutre et utile : La date de prise de vue. Du genre 20170227-122400.jpg.

Cela se fait en trois clics avec des logiciels spécialisés. Il en existe plusieurs. J’utilise souvent « Ant-Renamer » qui renomme tout un ensemble de photos en une seule opération (on parle de « traitement par lot »). Mais le mieux est de passer par les services de Lightroom et confrères (Voir une liste) dont le renommage par lot est très efficace. (Touche F2).

Une observation en passant : Année puis Mois puis Jour

Placez l’année d’abord, puis le mois, puis le jour et enfin l’heure avec les minutes et secondes. Parfois, je vois des gens qui utilisent le jour, puis le mois puis l’année, mais pensez à la façon dont le gestionnaire de fichiers (Finder ou explorateur Windows) va faire son tri : tout sera mélangé.

Traitement photo : 3 – Sauvegarder

Une fois les photos renommées, il faut les sauvegarder SUR UN AUTRE SUPPORT. Dans un disque dur externe qui n’est pas branché en permanence. Je ne recommande pas le Cloud à cet instant, j’en parlerai en fin d’article…

Quand je dis sauvegarde des photos, il ne s’agit pas de la sauvegarde proposée par Lightroom lors de son extinction. En effet, Lightroom ne sauvegarde que le catalogue et non pas les photos. Non, je parle d’une sauvegarde des photos en elles mêmes. C’est pour cela que le choix d’un dossier du genre « Mes images/photos/2017/02 » est bien pratique.

Je recommande l’utilisation d’un gestionnaire de sauvegarde genre SyncBack (dont une version est gratuite). Sur demande en commentaires, je ferai un article explicatif.

Je renomme avant la sauvegarde, pour éviter de sauvegarder plusieurs exemplaires de la même photo sous des noms différents.

Suite des opérations :

Si nous n’avez pas Lightroom (ou autre catalogueur), passez directement à Redresser et recadrer

Traitement photo : 4 – Importer dans le catalogue Lightroom

Pour commencer, il faut demander à Lightroom d’importer les informations des photos dans le catalogue. Ce ne sont pas les photos en elles-mêmes qui sont importées, mais uniquement quelques informations (EXIF, Mots-clés, vignette…) En ce sens, je répète qu’une sauvegarde du catalogue ne sauvegarde pas vos photos.
Pour lancer l’importation, j’ai l’habitude de « Synchroniser » le dossier concerné. En mode « Bibliothèque », je vais dans le panneau des dossiers (à gauche), je localise le dossier en cours, par exemple le dossier février de l’année 2017, et par clic droit je synchronise. Lightroom va faire une petite analyse de la situation puis va lancer le module d’importation…
Si le dossier n’existe pas dans le catalogue – parce qu’on vient de le créer dans l’explorateur de fichier –  il suffit de le créer dans Lightroom (avec le même nom) puis de la synchroniser. On peut aussi synchroniser tout le dossier parent (2017 pour notre exemple), mais c’est un peu plus long.

Traitement photo : 5 – Appliquer la correction d’objectif

Nous passons maintenant au mode développement de Lightroom.

N’oubliez pas que les réglages que l’on apporte à une photo peuvent être copiés ou synchronisés sur un ensemble de photos.

Généralement, on dit qu’il faut faire les réglages en utilisant les outils du module de développement du haut vers le bas. C’est « presque » vrai, sauf en cet instant où il va nous falloir aller chercher tout en bas le réglage de correction d’objectif.
Je recommande donc, dans Lightroom, de se confectionner un petit paramètre personnalisé qu’on placera dans les « Paramètres prédéfinis de l’utilisateur » – en haut à gauche – pour éviter d’avoir à tout dérouler. Il y a beaucoup d’outils et c’est long d’arriver en bas…

La correction d’objectif ne devrait pas avoir à s’appliquer sur des photos en JPEG, le logiciel interne de l’appareil photo devrait avoir fait le travail tout seul en amont. En RAW, il faut vraiment faire cette correction avant les réglages d’exposition, autrement ces derniers risquent d’être modifiés.

Important : la correction d’objectif est d’autant plus nécessaire que la focale est courte.

Traitement photo : 6 – Redresser et recadrer

Mes stagiaires produisent beaucoup de photos maritimes – normal quand on habite au bord de la mer – avec des horizons qui penchent. C’est parfois intéressant lorsque c’est voulu, mais le plus souvent c’est un manque d’attention. On ne regarde que le sujet sans prendre le temps de bien composer la photo. Pas grave si on sait la redresser.
En outre, on peut recadrer l’image, pour mieux servir le sujet, en passant en format carré par exemple.

Autre cas : Lorsqu’on utilise des focales fixes, il est parfois impossible de se positionner au bon endroit pour obtenir un bon cadrage sans prendre de risques inconsidérés. Il ne faut pas hésiter à recadrer à posteriori, d’autant que nos capteurs modernes ont des pixels à revendre.

À savoir : une impression en 40 cm x 60 cm (A2) ne nécessite que des images de 3500 x 2850, un 30 cm x 40 cm (A3+) ne demande que 2850 x 1940 et un 20 x 30 (A4) se contente de 1940 x 1425.

Édition 2018/02/02 : En fait, une définition de 6 Mpx suffit pour toutes les dimensions de tirages.

N’abusez pas du recadrage !

Traitement photo : 7 – Gérer les verticales

Lorsqu’on utilise une focale courte, on se retrouve parfois avec des lignes verticales complètement inclinées. Surtout si l’appareil n’est pas horizontal (Contre-plongée). Sur place, lorsque nos yeux bougent pour envoyer l’information au cerveau, celui-ci compense les inclinaisons et nous ne trouvons rien d’anormal. Une fois la photo « fixée », le résultat est parfois contestable.

On peut donc avoir besoin de redresser les lignes qui devraient être verticales. Cela peut se faire avec des logiciels du genre DXO, ou la version 6 de Lightroom CC. J’ai découvert un logiciel très simple et efficace : ShiftN Logiciel allemand mais une page d’explications en français est disponible.

Attention toutefois à ne pas abuser de la verticalité. Les images sont plus naturelles si on laisse une petite inclinaison.Autre chose à noter, si vous faites des photos d’architecture en sachant que vous aurez à redresser les verticales, CADREZ LARGE car il y aura de la perte lors du redressage.

Traitement photo : 8 – Corriger l’exposition

Pour corriger l’exposition, j’utilise tout simplement le bouton de tonalité automatique.
Malheureusement, le résultat est rarement parfait, loin de là, mais je m’en sers de base. Le plus souvent, après avoir utilisé l’automatisme, j’enlève 1/2 IL, puis j’ajuste avec les différents curseurs les blancs, les noirs et les tons moyens.

Édition 2018/02/02 : Un énorme progrès a été réalisé pour la version 7.1 de Lightroom. L’appui sur la touche « Auto » est très efficace sans avoir de corrections après.

Traitement photo : 9 – Faire la balance des blancs

Avant ou après la correction d’exposition, c’est selon. Peut-être mieux après ?
En tout cas, cela concerne moins les JPEG que les RAW. Les réglages effectués sur les JPEG vont souvent laisser des aplats de couleurs.
Travaillez en RAW !

Traitement photo : 10 – Faire le point noir et le point blanc

Dans Lightroom, un Majuscule + double clic sur les curseurs de noirs ou de blancs corrigent la photo en faisant ce qu’on appelle un « point noir » ou un « point blanc ». Attention, comme souvent, il faut prendre cela avec parcimonie. Faire un point noir sur un paysage de brume n’a pas vraiment de sens.

Traitement photo : 11 – Accentuer et dé-bruiter

Une fois ceci fait, vous pourrez passer aux réglages de détail et de bruit. Toujours plus efficaces si on a photographié en RAW !
Attention à ne pas abuser des curseurs. Pour ma part, si je bouge un curseur et que le rendu me convient à l’écran, je reviens en arrière de la moitié, et en général le rendu final me convient mieux.

Agir sur un curseur : astuce perso

D’une manière générale, pour faire un réglage à partir d’un curseur, je bascule rapidement et plusieurs fois à fond à droite et à gauche, pour vider la sensation de mon œil si je puis m’exprimer ainsi. Ensuite, sans regarder le curseur, je cherche la position qui me convient le mieux. Pour finir, je regarde le réglage du curseur et je réduis légèrement le réglage. Si je suis arrivé à +20, je prendrai +15, si je suis à -8, je prendrai -6.

Traitement photo : 12 – Vérifier la sauvegarde des photos

En quittant Lightroom, on peut faire la sauvegarde du catalogue, mais au risque de lasser, je rappelle que les photos ne sont pas concernées par cette sauvegarde. Vérifiez qu’un double de vos fichiers se trouve bien sur un lecteur externe. Pour ma part, j’utilise aussi les service du Cloud, mais l’envoi des photos est tellement lent qu’il me faudra laisser tourner l’ordinateur toute la nuit.

J’ai donc mes photos en plusieurs exemplaires chez moi, sur des lecteurs externes gérés par le logiciel SyncBack et une sauvegarde Cloud plus lente à s’exécuter mais grâce à laquelle mes photos ne seront pas perdues en cas d’incendie.

Un autre avantage du Cloud : mes photos sont synchronisées sur tous les postes. Si je pars une semaine en voyage, les photos que je placerai sur mon portable seront à mon retour disponibles sur mon PC de bureau, avec tous les réglages que j’aurai déjà effectués.

Traitement photo : 13 – Vider la carte mémoire.

Relativement important, si on ne veut pas se trouver à cours de place lors de la prochaine sortie !

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, n’hésitez pas à commenter.